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Maison d'écrivains (le Blog)

Météo Littéraire

Levée aujourd’hui plus tard que d’habitude, soulagée presque qu’il fasse gris encore, j’ai craint d’avoir loupé le premier soleil. Le matin pour l’instant se ressemble. Le bois dru et famélique, les chênes ronds et pourtant hirsutes comme de vieux pommiers, chaque rameau divisé en d’autres rameaux de plus en plus fins, jusqu’aux radicelles où le ciel est pris. Les jonquilles tiennent bon. Tant de pluie ! Elles ressemblent à des enfants butés. Depuis trois jours à portée d’yeux sur la terrasse il y a ces éclats de branches recouverts de lichen presque blanc. Je me suis promis d’aller les ramasser. Ils ont la couleur de certaines jacinthes, mes préférées. Je ne me presse pas, les convoite de loin. Car c’est un bonheur, ce projet.

Lucile Bordes lors de sa résidence d'écriture à la maison De Pure Fiction pour son quatrième roman


Les Rubriques

Un livre définitivement à partager.

Une littérature en toute subjectivité

Deux livres pour une oeuvre.

Rendez-vous avec un écrivain.

Ils répondent aux questions De Pure Fiction.

Territoire littéraire.

Pierre Drachline

Pierre Drachline

Qui ne connaît pas l’ivresse littéraire, ignore qu’il est possible de bondir hors de soi.
Italo Calvino

Italo Calvino

Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire.

Charles Juliet

Charles Juliet

Ecrire c’est inventer le vrai.

Virginia Woolf

Virginia Woolf

J’essaie d’imaginer dans ma tête ce qui se passerait si on pouvait infuser les âmes

Mark Twain

Mark Twain

La différence entre la fiction et la réalité, c’est que la fiction doit être crédible

Sénèque

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
W. Somerset Maugham

W. Somerset Maugham

S’abandonner au bonheur c’est peut-être accepter la défaite.

Erri De Luca

Erri De Luca

A travers les pages on voit dehors... L’enceinte des livres, petite comme le panier d’une montgolfière, ouvre sur tout.

Jean Anouilh

Jean Anouilh

On n’est jamais seul. On est avec soi

Vaclav Havel

Vaclav Havel

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Il faut s’habituer à ne voir dans les gens qui nous entourent que des livres.

Jankélévitch

Jankélévitch

  On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
William Faulkner

William Faulkner

La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre

Jean Giono

Jean Giono

Il y a des choses qui sont ininventables ou qui paraissent être ininventables, ce sont précisément celles-là qu’il faut inventer

Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Toute certitude est dans les rêves

Octavio Paz

Octavio Paz

Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.

Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres

Henry de Montherlant

Henry de Montherlant

Il n’y a que les romanciers qui se préoccupent de bannir l’invraisemblable de leurs livres. La vie n’a pas ces scrupules.

Paul Valéry

Paul Valéry

Celui même qui veut écrire son rêve se doit d'être infiniment éveillé.
Emile Zola

Emile Zola

Vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous dirai, moi je viens vivre tout haut

Annie Ernaux

Annie Ernaux

La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.

Hélène Cixous

Hélène Cixous

La vie est une chasse

Victor Hugo

Victor Hugo

L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
Henry James

Henry James

Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
Hélène Cixous

Hélène Cixous

Lire et vivre sont des synonymes. Lire c’est écrire, c’est le premier temps de l’écriture

André Gide

André Gide

Il ne faut jamais retourner vers les lieux qui nous ont envoûtés.

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."

Marcelle Delpastre

Tu feras sortir de l’ombre chaque chose elle-même, comme jadis jamais elle ne l’avait été

Paul Valéry

Paul Valéry

Un regard sur la mer est un regard sur le possible.
Pierre Assouline

Pierre Assouline

Un chef d’oeuvre, cette rareté en tout art qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire.

William Faulkner

William Faulkner

Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.
Charlotte Brontë

Charlotte Brontë

La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant

Virginia Woolf

Virginia Woolf

L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en société

George Eliot

George Eliot

Être poète, c’est avoir une âme dans laquelle le savoir se mue instantanément en sentiment, et où le sentiment renvoie des éclairs comme s’il était un nouvel organe de connaissance.

Federico Fellini

Federico Fellini

Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion

Somerset Maugham

Somerset Maugham

Croire la jeunesse heureuse est l'illusion de ceux qui l'ont perdue.

Varlam Chalamov

Varlam Chalamov

Ne crains rien, ne demande rien, ne crois rien.

Articles les plus récents

Où des racines trouvent leur chemin dans son corps…

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Yves Bonnefoy

Du mouvement et de l’immobilité de Douve
Editions Mercure de France

« L’été vieillissant te gerçait d’un plaisir monotone, nous méprisions l’ivresse imparfaite de vivre. Plutôt le le lierre, disais-tu, l’attachement du lierre aux pierres de sa nuit : présence sans issue, visage sans racine.

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Aimantée dès les premières phrases…

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Eric Faye en deux titres
Nous aurons toujours Paris – Editions Stock
Nagasaki – Editions Stock

Est-il bien là? Est-ce lui ou un autre? Eric Faye semble être fasciné par ceux qui ont la liberté de disparaître pour renaître.

Il semble aussi aimer l’ubiquité, les doubles vies, les demi-mensonges, les vérités partielles, les identités floues, les personnalités qui échappent, l’entre deux, l’insaisissable. Il entraîne son lecteur dans ce monde où même le temps disparait, s’évanouit pour renaître là où on ne l’attend pas.

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Ce pays a une couleur, rouge, effrayante…

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Le chagrin de la guerre – Bao Ninh
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Le livre de Báo Ninh n’est pas un ouvrage sur la guerre, il est la guerre. C’est un lieu, un monde, une dimension de l’homme. La guerre a un pays qui porte le nom de « Terre des âmes hurlantes », où les morts parfois se rassemblent pour des cérémonies de l’enfer. On peut entendre leurs voix dans le murmure des ruisseaux, dans la jungle la nuit, les hurlements du vent dans les creux de la montagne. Tendez l’oreille, écoutez les oiseaux sangloter comme des humains.

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Des destins se scellent, des promesses vacillent…

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La femme fardée – Françoise Sagan- Editions Stock

Etre ou paraître : c’est à cette hésitation profondément humaine que nous confronte Françoise Sagan dans La femme fardée.

A bord du bien-nommé « Narcissus », la croisière qui réunit une poignée de personnages autour d’une -fausse- passion commune : la musique classique, s’annonce futile, oisive. Chacun vient sans doute se mirer dans le regard des autres, pour y mesurer sa fortune, sa beauté, sa renommée, son mépris de tous et de tout.

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J’y retrouve une enfance exemplaire…

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Françoise Sagan

Et toute ma sympathie
Editions Julliard

« Je reviens souvent dans ce pays et je l’admire. Il y a ces causses interminables qui passent, le soir, du rose au mauve, puis au bleu nuit. Il y a cette vallée si verte coupée d’un fleuve si gris, ces cyprès bordant les ruines. Je n’y retrouve pas une enfance détériorée, j’y retrouve une enfance exemplaire qui introduit dans ma vie une sorte de temps au ralenti, le même temps au ralenti que j’y passais jadis, un temps sans cassure, sans brisure et sans bruit. Demain sera un jour pareil à aujourd’hui. »

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