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Maison d'écrivains (le Blog)

Météo Littéraire

Levée aujourd’hui plus tard que d’habitude, soulagée presque qu’il fasse gris encore, j’ai craint d’avoir loupé le premier soleil. Le matin pour l’instant se ressemble. Le bois dru et famélique, les chênes ronds et pourtant hirsutes comme de vieux pommiers, chaque rameau divisé en d’autres rameaux de plus en plus fins, jusqu’aux radicelles où le ciel est pris. Les jonquilles tiennent bon. Tant de pluie ! Elles ressemblent à des enfants butés. Depuis trois jours à portée d’yeux sur la terrasse il y a ces éclats de branches recouverts de lichen presque blanc. Je me suis promis d’aller les ramasser. Ils ont la couleur de certaines jacinthes, mes préférées. Je ne me presse pas, les convoite de loin. Car c’est un bonheur, ce projet.

Lucile Bordes lors de sa résidence d'écriture à la maison De Pure Fiction pour son quatrième roman


Les Rubriques

Un livre définitivement à partager.

Une littérature en toute subjectivité

Deux livres pour une oeuvre.

Rendez-vous avec un écrivain.

Ils répondent aux questions De Pure Fiction.

Territoire littéraire.

Paul Valéry

Paul Valéry

Un regard sur la mer est un regard sur le possible.
Italo Calvino

Italo Calvino

Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire.

Jean Anouilh

Jean Anouilh

On n’est jamais seul. On est avec soi

Somerset Maugham

Somerset Maugham

Croire la jeunesse heureuse est l'illusion de ceux qui l'ont perdue.

Octavio Paz

Octavio Paz

Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.

Jean Giono

Jean Giono

Il y a des choses qui sont ininventables ou qui paraissent être ininventables, ce sont précisément celles-là qu’il faut inventer

Varlam Chalamov

Varlam Chalamov

Ne crains rien, ne demande rien, ne crois rien.

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Il faut s’habituer à ne voir dans les gens qui nous entourent que des livres.

Vaclav Havel

Vaclav Havel

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

Emile Zola

Emile Zola

Vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous dirai, moi je viens vivre tout haut

William Faulkner

William Faulkner

La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre

Hélène Cixous

Hélène Cixous

Lire et vivre sont des synonymes. Lire c’est écrire, c’est le premier temps de l’écriture

Virginia Woolf

Virginia Woolf

L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en société

Paul Valéry

Paul Valéry

Celui même qui veut écrire son rêve se doit d'être infiniment éveillé.
George Eliot

George Eliot

Être poète, c’est avoir une âme dans laquelle le savoir se mue instantanément en sentiment, et où le sentiment renvoie des éclairs comme s’il était un nouvel organe de connaissance.

Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres

William Faulkner

William Faulkner

Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.

Marcelle Delpastre

Tu feras sortir de l’ombre chaque chose elle-même, comme jadis jamais elle ne l’avait été

Erri De Luca

Erri De Luca

A travers les pages on voit dehors... L’enceinte des livres, petite comme le panier d’une montgolfière, ouvre sur tout.

Victor Hugo

Victor Hugo

L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
Annie Ernaux

Annie Ernaux

La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.

Henry James

Henry James

Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
Hélène Cixous

Hélène Cixous

La vie est une chasse

Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Toute certitude est dans les rêves

Charlotte Brontë

Charlotte Brontë

La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant

Pierre Drachline

Pierre Drachline

Qui ne connaît pas l’ivresse littéraire, ignore qu’il est possible de bondir hors de soi.
Federico Fellini

Federico Fellini

Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion

André Gide

André Gide

Il ne faut jamais retourner vers les lieux qui nous ont envoûtés.

Virginia Woolf

Virginia Woolf

J’essaie d’imaginer dans ma tête ce qui se passerait si on pouvait infuser les âmes

Mark Twain

Mark Twain

La différence entre la fiction et la réalité, c’est que la fiction doit être crédible

Jankélévitch

Jankélévitch

  On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
Sénèque

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
Pierre Assouline

Pierre Assouline

Un chef d’oeuvre, cette rareté en tout art qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire.

W. Somerset Maugham

W. Somerset Maugham

S’abandonner au bonheur c’est peut-être accepter la défaite.

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."

Charles Juliet

Charles Juliet

Ecrire c’est inventer le vrai.

Henry de Montherlant

Henry de Montherlant

Il n’y a que les romanciers qui se préoccupent de bannir l’invraisemblable de leurs livres. La vie n’a pas ces scrupules.

Articles les plus récents

A la maison De Pure Fiction, en plein roman…

Mis en ligne par

Louise Desbrusses
lors de sa résidence d’écriture à la maison De Pure Fiction

 

Dans les livres trouvés au hasard des bibliothèques toujours une phrase semble avoir été écrite pour me rencontrer au moment nécessaire ; phrase aussi que je peux m’épargner d’écrire : puisque c’est fait.

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Mes voisins ordinaires…

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Sophie Divry
lors de sa résidence d’écriture à la maison De Pure Fiction

Un tarier des prés ; une buse variable ; une pie-grièche à tête rousse (en haut d’un arbre) ; cinquante pinsons des arbres (en colonie) ; un écureuil ; trois moineaux domestiques ; six roitelets huppés ; huit grives musiciennes  (heureusement, pas un jour de chasse) ; trois merles noirs ; dix rouges-gorges ; deux troglodytes mignons (c’est bien leur nom) ; un grimpereau des jardins ; six mésanges à longue queue ; deux mésanges nonnettes ; quatre mésanges bleues ; quatre mésanges charbonnières ; plusieurs geais des chênes ; deux pies bavardes ; trois corneilles noires  ; deux tourterelles turques  ; un pic épeiche dans l’arbre à côté de la maison, et dans la maison, moi. J’ai un très beau nid.

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Seront-ils saufs à la fin ?

Mis en ligne par

L’homme qui rit – Victor Hugo – Editions Gallimard

« N’extirpez point les vices, si vous voulez avoir des femmes charmantes. Autrement vous ressembleriez aux imbéciles qui détruisent les chenilles tout en raffolant des papillons. » Un peu de légèreté distillée dans ce millier de pages ne nuit pas au propos tant une fois encore, Hugo y explore la noirceur des âmes.

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Sans pardon il n’y a plus de famille…

Mis en ligne par

Nous étions les Mulvaney – Joyce Carol Oates – Editions Livre de Poche

« Etrange, se dit Patrick. Lui, Patrick Mulvaney, était le frère de cette jeune femme : toute leur vie consciente ils avaient été frère-soeur, plus proches l’un de l’autre sur le plan génétique qu’ils ne l’étaient d’aucun de leurs parents. Il avait pourtant l’impression de ne pas connaître Marianne du tout. Il l’aimait mais la connaissait à peine.

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L’amour qui prend tout ou qui perd tout…

Mis en ligne par

Le quatuor d’Alexandrie
Lawrence Durrell- Editions La Pochothèque

On recule devant l’exercice, écrire sur un pareil roman ! S’il en est un autre, le voilà Le livre de sable. Cette poussière abrasive qui envahit le ciel alexandrin, écume d’une mer magnétique et portée par un tourbillon de vents, elle les embrase Justine, Balthasar, Mountolive et Clea.

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