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Maison d'écrivains (le Blog)

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A livre ouvert avec Alexandre Bergamini

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Paysanne du verbe…

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J’ai regardé les souvenirs…

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Météo Littéraire

Si parmi nous se trouvent des gens encore capables de réagir comme ça, notre défaite n’est pas encore actée, écrit Arno Bertina dans son nouveau texte où il suit et épouse la lutte des salariés de La Souterraine sur le site de l’usine GM&S. Pour sauver leur entreprise et tout un territoire. On lit, bousculé et enthousiaste, ému aussi d’un livre gorgé de vie, de fraternité, de la loyauté des Hommes. Pour dire le combat des Creusois il me faudrait l’autorité du vieil Hugo ; que je ne sois pas embarrassé à l’idée d’affirmer qu’Untel est criminel si les preuves sont là – ce n’est pas une affaire de courage, entendons nous bien, mais de souveraineté, de littérature et de beauté au bout du compte. Un peu plus loin encore - et beaucoup tient dans ces mots - Ils m’ont aimanté. Exactement ce que l’on ressent à la lecture de Ceux qui trop supportent.

Isabel Desesquelles


Les Rubriques

Un livre définitivement à partager.

Une littérature en toute subjectivité

Deux livres pour une oeuvre.

Rendez-vous avec un écrivain.

Ils répondent aux questions De Pure Fiction.

Territoire littéraire.

Paul Valéry

Paul Valéry

Un regard sur la mer est un regard sur le possible.
Victor Hugo

Victor Hugo

L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
Paul Valéry

Paul Valéry

Celui même qui veut écrire son rêve se doit d’être infiniment éveillé.

Italo Calvino

Italo Calvino

Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire.

Hélène Cixous

Hélène Cixous

La vie est une chasse

Marcelle Delpastre

Tu feras sortir de l’ombre chaque chose elle-même, comme jadis jamais elle ne l’avait été

Pierre Assouline

Pierre Assouline

Un chef d’oeuvre, cette rareté en tout art qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire.

Erri De Luca

Erri De Luca

A travers les pages on voit dehors... L’enceinte des livres, petite comme le panier d’une montgolfière, ouvre sur tout.

William Faulkner

William Faulkner

Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.
Henry James

Henry James

Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
André Gide

André Gide

Il ne faut jamais retourner vers les lieux qui nous ont envoûtés.

Clarice Lispector

Je suis entrée dans une librairie qui m’a parue être le monde où j’aimerais habiter

George Eliot

George Eliot

Être poète, c’est avoir une âme dans laquelle le savoir se mue instantanément en sentiment, et où le sentiment renvoie des éclairs comme s’il était un nouvel organe de connaissance.

Mark Twain

Mark Twain

La différence entre la fiction et la réalité, c’est que la fiction doit être crédible

Emile Zola

Emile Zola

Vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous dirai, moi je viens vivre tout haut

Sénèque

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
Federico Fellini

Federico Fellini

Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."

Annie Ernaux

Annie Ernaux

La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.

Jankélévitch

Jankélévitch

  On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
W. Somerset Maugham

W. Somerset Maugham

S’abandonner au bonheur c’est peut-être accepter la défaite.

Henry de Montherlant

Henry de Montherlant

Il n’y a que les romanciers qui se préoccupent de bannir l’invraisemblable de leurs livres. La vie n’a pas ces scrupules.

Octavio Paz

Octavio Paz

Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.

Charlotte Brontë

Charlotte Brontë

La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant

Virginia Woolf

Virginia Woolf

J’essaie d’imaginer dans ma tête ce qui se passerait si on pouvait infuser les âmes

Somerset Maugham

Somerset Maugham

Croire la jeunesse heureuse est l'illusion de ceux qui l'ont perdue.

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Il faut s’habituer à ne voir dans les gens qui nous entourent que des livres.

Paul Valéry

Paul Valéry

Celui même qui veut écrire son rêve se doit d'être infiniment éveillé.
Charles Juliet

Charles Juliet

Ecrire c’est inventer le vrai.

Vaclav Havel

Vaclav Havel

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

Jean Giono

Jean Giono

Il y a des choses qui sont ininventables ou qui paraissent être ininventables, ce sont précisément celles-là qu’il faut inventer

Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres

Jean Anouilh

Jean Anouilh

On n’est jamais seul. On est avec soi

Pierre Drachline

Pierre Drachline

Qui ne connaît pas l’ivresse littéraire, ignore qu’il est possible de bondir hors de soi.
Virginia Woolf

Virginia Woolf

L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en société

Hélène Cixous

Hélène Cixous

Lire et vivre sont des synonymes. Lire c’est écrire, c’est le premier temps de l’écriture

William Faulkner

William Faulkner

La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre

Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Toute certitude est dans les rêves

Varlam Chalamov

Varlam Chalamov

Ne crains rien, ne demande rien, ne crois rien.

Articles les plus récents

A livre ouvert avec Frank Magloire

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Franck Magloire est un auteur précieux et l’on attend ses livres avec une ferveur rare. Il était au printemps à la maison De Pure Fiction pour y commencer un prochain roman et y relire les épreuves de Destination son livre à paraître en septembre au éditions Le Soupirail. 

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La femme qui aimait les hommes…

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Pamela
Stéphanie des Horts – Editions Albin Michel

Cette biographie romancée de Pamela, née Digby, qui portera l’essentiel de sa vie le nom de son premier mari Randolph Churchill puis à la fin celui de son troisième mari Averell Harriman alors qu’elle sera ambassadrice des Etats-Unis à Paris, est une réussite.

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La destruction d’une famille est en route…

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Les garçons de l’été
Rebecca Lighieri – Editions P.O.L

Le livre débute à Biarritz dans une famille classique bourgeoise de trois enfants : Thadée 22 ans l’ainé, Zachée 21 ans le second et une jeune sœur Ysé 13 ans, le père est pharmacien et la mère veille avec amour sur ses enfants, affichant une préférence marquée pour son fils ainé.

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Toute une vie à l’heure…

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Franck Magloire  – Ouvrière – Editions Point Seuil

Toute une vie à la chaîne, celle d’une usine dont le nom a pénétré toutes les cuisines. Pendant trente ans avant que l’aube ne pointe, l’héroïne de ces pages va s’y arrimer. A Moulinex, Franck Magloire oppose Ouvrière, bien plus qu’une revanche ou une victoire, c’est là un grand livre. Et le découvrant, on désire que ce texte lui aussi entre dans toutes les maisons. Un espoir autrement plus juste que ce nom donné à la zone industrielle dite de l’Espérance, où se rend la mère de l’auteur quand tous dorment encore. « Je ne veux pas fixer et transporter trop d’empreintes de l’usine sur moi ni en disperser dans toute la maison… pour moi, pour mes enfants, je veux garder une bonne image… le temps pour romancer m’est compté… il est cinq heures trente du matin et il me faut aller travailler, je dois être à l’heure. » Alors que le fils écoute sa mère, et décortique sa pensée, écrit sa pudeur et sa dignité, elle, se « rappelle les moments où nous étions deux en un, et que je passais ma main en rond sur lui. » Une femme raconte, elle se raconte, jamais elle ne se pose en juge ou en victime mais tout autant que son fils qui l’écoute et sait si bien nous la donner à entendre, combien elle nous élève. Ce livre est une rencontre,  après on se débrouille comme on peut avec notre indifférence, nos approximations, une lâcheté, et on la suit cette femme les yeux grands ouverts parce qu’avec elle, oui, les mots débordent de la page, ils débordent de son âme et ils nous entourent. On pense à Maupassant, à son « La vie n’est jamais si bonne ni si mauvaise qu’on le croit», à ce que l’existence ici a d’immense et de terrible. Immense la parole d’un fils tout entier à sa mère, terrible la violence de chaque jour toutes ces années de servitude, pour une paye, pour garder son travail, avoir un toit, quand un jour on a été cette jeune fille dans les bras de son premier amour avec  « L’impression d’une feuille de papier qui se détache suivant les pointillés… Je ne pouvais dire exactement si quelque chose commençait, ou bien se terminait. » Mais elle le dit exactement ce matin troué de nuit où elle est allée jusqu’à L’Espérance demander une place à l’usine.

Franck Magloire  – Ouvrière – Editions Point Seuil

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Et la boucle… n’est pas bouclée…

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Shmuel T. Meyer  – Le périmètre de l’étoile – Editions Gallimard

Cela débute par un shampoing et une coupe rafraîchissante au rasoir dans le salon de coiffure de Shlomo Weinberg. Père et fils côte à côte « des jumeaux capillaires » mais voilà la guerre des Six-Jours passe par là ou plutôt une balle perdue et c’est ainsi qu’un jeune garçon se retrouve chez un coiffeur pour dames ! Pas exactement à sa place…

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