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Maison d'écrivains (le Blog)

Météo Littéraire

Je cherche un signe. Chaque lieu où j’ai écrit a le sien. La Drôme m’a offert les ceps tourmentés de ses vignes. Les Cévennes, le ballet des rapaces au–dessus d’une combe embrumée. La Lorraine, cette forêt qui est à jamais mienne, où la lumière palpite telle une âme entre les troncs des arbres. Silence. Ou plutôt ce que nous appelons « silence ». En réalité, l’air chaud, immobile, est gorgé de sons : les craquettements des cigales, le cliquetis des cloches au cou des vaches, et les pierres qui sonnent clair, cassant sous mes semelles. Les pierres partout. Moellons bruts des murets le long des chemins, blancs comme de vieux os sur le causse, moussus à l’ombre des chênes. Lauzes des caselles aux voûtes encorbellées de vieux temples. Dalles douces posées par notre hôtesse dans l’herbe piquante devant la maison pour accueillir nos pieds nus. Je traverse le pré, descends un sentier, tangue sur les cailloux qui roulent. M’assure au muret. Pose ma main sur le calcaire nu. Ouverte, confiante, comme sur le corps d’un être aimé. La pierre est rêche, chaude. Plus chaude que ma peau. Elle rayonne. Je sens d’autres paumes sous la mienne qui soigneusement, patiemment, jour après jour, ont élevé, relevé, cet humble édifice. J’ai trouvé mon signe. Ici, je ne serai pas seule pour écrire.

Aline Kiner en résidence l’été dernier à la maison De Pure Fiction.

Les Rubriques

Un livre définitivement à partager.

Une littérature en toute subjectivité

Deux livres pour une oeuvre.

Rendez-vous avec un écrivain.

Ils répondent aux questions De Pure Fiction.

Territoire littéraire.

Virginia Woolf

Virginia Woolf

L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en société

Federico Fellini

Federico Fellini

Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."

Jean Anouilh

Jean Anouilh

On n’est jamais seul. On est avec soi

Henry James

Henry James

Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
François Truffaut

François Truffaut

Les morts nous appartiennent si nous acceptons de leur appartenir.

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
Annie Ernaux

Annie Ernaux

La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.

Erri De Luca

Erri De Luca

Le mal est irrémédiable et il est impossible de réparer un tort quoi que l’on fasse ensuite. Le seul remède est de ne pas en commettre, c’est en ce monde l’oeuvre la plus ardue et secrète.
Vaclav Havel

Vaclav Havel

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

Paul Valéry

Un regard sur la mer est un regard sur le possible.
Jankélévitch

Jankélévitch

  On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
Somerset Maugham

Somerset Maugham

Croire la jeunesse heureuse est l'illusion de ceux qui l'ont perdue.

Manoel de Oliveira

Je sais que je vais devoir arrêter de filmer un jour. J’espère seulement arrêter de vivre avant.
William Faulkner

William Faulkner

Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.
Alice Munro

Alice Munro

Chacun compose pour lui-même un roman sur sa propre vie. Souvent, parvenus à l’âge mur, nous échouons à nous raccrocher à notre propre fiction.

Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Toute certitude est dans les rêves

Mark Twain

Mark Twain

Les deux jours les plus importants de votre vie sont le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrez pourquoi.
Octavio Paz

Octavio Paz

Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.

Charlotte Brontë

Charlotte Brontë

La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant

Victor Hugo

Victor Hugo

L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
André Gide

André Gide

Il ne faut jamais retourner vers les lieux qui nous ont envoûtés.

Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres

Alain Resnais

Alain Resnais

Je refuse que l’imaginaire soit considéré comme autre chose qu’une autre sorte de réalité, puisque ce qui se passe dans notre tête est la vie

Articles les plus récents

Henri James est une muse…

Mis en ligne par

La coupe d’or – Henry James – Editions du Seuil

Relisant Henri James après une première lecture de son oeuvre il y a deux décennies, on est entraîné au plus profond de soi et du monde, à le voir fouiller ainsi la moindre des actions de ses personnages. Ses héros sont tellement les mêmes, nos contemporains, livrés à des ressorts semblables et l’on voit ici tout ce qu’aura retenu ce grand écrivain bien plus européen qu’américain de sa lecture d’un de ses maîtres avoué : Balzac.

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Au coeur frais de la France…

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Valéry Larbaud
L’ancienne gare de Cahors
Editions Poésie Gallimard

 

Voyageuse ! Ô cosmopolite ! à présent
Désaffectée, rangée, retirée des affaires.
Un peu en retrait de la voie,
Vieille et rose au milieu des miracles du matin,
Avec ta marquise inutile

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Ayahuasca plutôt qu’antibiotiques !

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Louise Desbrusses
lors de sa résidence d’écriture à la maison De Pure Fiction

Dans ses « Leçons américaines » (épuisé) Calvino rappelle que Persée, pour ne pas être pétrifié en combattant Méduse, dirige ses yeux vers le reflet du monstre dans son bouclier : « son regard se pose sur ce qu’une vision indirecte est seule en mesure de lui révéler. « 

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On en parle

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Dans la ville d’entre les causses…

Mis en ligne par

Emmanuelle Pagano
lors de sa résidence d’écriture à la maison De Pure Fiction

Je n’ai pas voulu attendre la fin de ma résidence pour retourner voir mon oncle dans la ville d’entre les causses. Refusant de s’alimenter, de parler, de boire, arrachant les sondes et les perfusions que les infirmiers introduisaient dans son nez et ses veines pour tenter de l’hydrater et le nourrir,

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