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Maison d'écrivains (le Blog)

Météo Littéraire

J’ai quitté le plateau où je vis pour Le Grès Bas, sur les causses du Quercy. J’y écris l’histoire d’une vallée ennoyée et des plateaux qui l’entourent, d’autres grands et petits causses. Entre ces deux pays désertés, il a fallu traverser une ville.
Dans l’histoire que j’écris, où il est question d’un caveau de famille ceint par les eaux, la figure de mon oncle, ancien infirmier à l’hôpital psychiatrique de la ville à traverser, gardien de la mémoire et de la raison familiales, s’est imposée.
J’avais passé une partie de l’été chez lui, déchiffrant aux archives départementales de cette même ville de vieux actes manuscrits, à la recherche des traces écrites d’un secret de famille qu’il m’avait révélé, et dont nous parlions en nous moquant de la folie atavique qui l’avait fait exister.
Je lui avais promis de revenir le voir à l’occasion de ce voyage dans le Lot, et au retour.

Emmanuelle Pagano lors de sa résidence d'écriture à la maison De Pure Fiction pour Sauf riverains publié en janvier chez POL.

Les Rubriques

Un livre définitivement à partager.

Une littérature en toute subjectivité

Deux livres pour une oeuvre.

Rendez-vous avec un écrivain.

Ils répondent aux questions De Pure Fiction.

Territoire littéraire.

Victor Hugo

Victor Hugo

L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
Charlotte Brontë

Charlotte Brontë

La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant

Henry de Montherlant

Henry de Montherlant

Il n’y a que les romanciers qui se préoccupent de bannir l’invraisemblable de leurs livres. La vie n’a pas ces scrupules.

André Gide

André Gide

Il ne faut jamais retourner vers les lieux qui nous ont envoûtés.

Italo Calvino

Italo Calvino

Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire.

Federico Fellini

Federico Fellini

Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion

Henry James

Henry James

Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres

Virginia Woolf

Virginia Woolf

L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en société

Sénèque

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
George Eliot

George Eliot

Être poète, c’est avoir une âme dans laquelle le savoir se mue instantanément en sentiment, et où le sentiment renvoie des éclairs comme s’il était un nouvel organe de connaissance.

Gustave Flaubert

Il faut s’habituer à ne voir dans les gens qui nous entourent que des livres.

Somerset Maugham

Somerset Maugham

Croire la jeunesse heureuse est l'illusion de ceux qui l'ont perdue.

Annie Ernaux

Annie Ernaux

La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.

William Faulkner

William Faulkner

Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.
Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Toute certitude est dans les rêves

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."

Charles Juliet

Ecrire c’est inventer le vrai.

Erri De Luca

Erri De Luca

A travers les pages on voit dehors... L’enceinte des livres, petite comme le panier d’une montgolfière, ouvre sur tout.

Jean Anouilh

Jean Anouilh

On n’est jamais seul. On est avec soi

Varlam Chalamov

Ne crains rien, ne demande rien, ne crois rien.

Pierre Assouline

Pierre Assouline

Un chef d’oeuvre, cette rareté en tout art qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire.

Paul Valéry

Paul Valéry

Un regard sur la mer est un regard sur le possible.
Jankélévitch

Jankélévitch

  On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
Octavio Paz

Octavio Paz

Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.

Vaclav Havel

Vaclav Havel

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

Articles les plus récents

Toute une vie à l’heure…

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Franck Magloire  – Ouvrière – Editions Point Seuil

Toute une vie à la chaîne, celle d’une usine dont le nom a pénétré toutes les cuisines. Pendant trente ans avant que l’aube ne pointe, l’héroïne de ces pages va s’y arrimer. A Moulinex, Franck Magloire oppose Ouvrière, bien plus qu’une revanche ou une victoire, c’est là un grand livre. Et le découvrant, on désire que ce texte lui aussi entre dans toutes les maisons. Un espoir autrement plus juste que ce nom donné à la zone industrielle dite de l’Espérance, où se rend la mère de l’auteur quand tous dorment encore. « Je ne veux pas fixer et transporter trop d’empreintes de l’usine sur moi ni en disperser dans toute la maison… pour moi, pour mes enfants, je veux garder une bonne image… le temps pour romancer m’est compté… il est cinq heures trente du matin et il me faut aller travailler, je dois être à l’heure. » Alors que le fils écoute sa mère, et décortique sa pensée, écrit sa pudeur et sa dignité, elle, se « rappelle les moments où nous étions deux en un, et que je passais ma main en rond sur lui. » Une femme raconte, elle se raconte, jamais elle ne se pose en juge ou en victime mais tout autant que son fils qui l’écoute et sait si bien nous la donner à entendre, combien elle nous élève. Ce livre est une rencontre,  après on se débrouille comme on peut avec notre indifférence, nos approximations, une lâcheté, et on la suit cette femme les yeux grands ouverts parce qu’avec elle, oui, les mots débordent de la page, ils débordent de son âme et ils nous entourent. On pense à Maupassant, à son « La vie n’est jamais si bonne ni si mauvaise qu’on le croit», à ce que l’existence ici a d’immense et de terrible. Immense la parole d’un fils tout entier à sa mère, terrible la violence de chaque jour toutes ces années de servitude, pour une paye, pour garder son travail, avoir un toit, quand un jour on a été cette jeune fille dans les bras de son premier amour avec  « L’impression d’une feuille de papier qui se détache suivant les pointillés… Je ne pouvais dire exactement si quelque chose commençait, ou bien se terminait. » Mais elle le dit exactement ce matin troué de nuit où elle est allée jusqu’à L’Espérance demander une place à l’usine.

Franck Magloire  – Ouvrière – Editions Point Seuil

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Et la boucle… n’est pas bouclée…

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Shmuel T. Meyer  – Le périmètre de l’étoile – Editions Gallimard

Cela débute par un shampoing et une coupe rafraîchissante au rasoir dans le salon de coiffure de Shlomo Weinberg. Père et fils côte à côte « des jumeaux capillaires » mais voilà la guerre des Six-Jours passe par là ou plutôt une balle perdue et c’est ainsi qu’un jeune garçon se retrouve chez un coiffeur pour dames ! Pas exactement à sa place…

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La mariée était trop belle…

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Gustave Flaubert  – Madame Bovary – Editions Folio

Elle est toujours surprenante l’emprise d’un chef-d’oeuvre. On y revient presque sur la pointe des pieds, redoutant que cette fois, parce qu’on l’a déjà lu et relu, parce que tout a été écrit sur ce roman, et beaucoup à partir de ce roman.

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Eclairer les plus intenses obscurités…

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Russel Banks  – De beaux lendemains – Editions Actes Sud

« Notre façon de considérer la mort dépend de l’image qui nous en est préparée par nos parents et les gens qui les entourent, et de ce qui nous arrive au tout début de notre vie. Et si on avait une juste conception de la mort – comparable à la certitude qu’on a de la réalité des impôts,

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Ecrire, dire, lire…

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Flore Grimaud  – Je descends souvent dans ton coeur – Editions Les Cygnes

Voilà un texte pour le théâtre, pour la scène, pour être entendu à voix haute, et on le lit par coeur, comme ces poésies que l’on apprend enfant pour partir sur les traces de la beauté. Chaque page ici fourmille d’idées, d’inventivité, d’énergie et d’un chagrin, celui de Perle, non pas face mais avec quasi dans sa mère qu’un cancer grignote à long feu.

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