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Maison d'écrivains (le Blog)

Météo Littéraire

Il fallait surtout ne pas être paresseuse. Non, il fallait, à peine rentrée des toutes premières promenades, noter les frémissements, les sursauts, les soubresauts. Dans ce fourré, sous les feuilles et les hautes herbes, qu’était-ce ? Une musaraigne, un scarabée doré à l’odeur pugnace et un peu âcre de musc, un lucane à l’armure noire, une mésange bleue, un crapaud, renardeau, souriceau menant sa vie intime et invisible ? Il fallait tout noter, ne surtout pas oublier ces frayeurs à chaque bruit, avant que cela ne devienne trop familier, que l’attention ne se relâche. Consigner l’étonnement devant les brassées de chèvrefeuille sauvage, surgissant en arbustes odorants, jaunes, roses, en flammèches, en feux de joie au milieu des clairières entourées de murs de pierres, secs et mousseux à la fois. Le chèvrefeuille à foison, fleur de Tristan et d’Yseut aux blanches mains, fleur de l’amour indéfectible et des serments d’éternité, car une fois enroulé autour d’un tronc, il ne peut plus, dit-on, en être séparé. Il était là, ce symbole amoureux, partout parfumant les sentiers et le bureau majestueux dans le pot vert anis. Je me jurais d’être studieuse, de bien noter chaque image, chaque sensation.

Cécile Balavoine lors de sa résidence d'écriture à la maison De Pure Fiction pour son roman Une fille de passage qui paraît début mars au Mercure de France


Les Rubriques

Un livre définitivement à partager.

Une littérature en toute subjectivité

Deux livres pour une oeuvre.

Rendez-vous avec un écrivain.

Ils répondent aux questions De Pure Fiction.

Territoire littéraire.

Emile Zola

Emile Zola

Vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous dirai, moi je viens vivre tout haut

Sénèque

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
Paul Valéry

Paul Valéry

Celui même qui veut écrire son rêve se doit d'être infiniment éveillé.
George Eliot

George Eliot

Être poète, c’est avoir une âme dans laquelle le savoir se mue instantanément en sentiment, et où le sentiment renvoie des éclairs comme s’il était un nouvel organe de connaissance.

Federico Fellini

Federico Fellini

Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion

Henry James

Henry James

Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
Mark Twain

Mark Twain

La différence entre la fiction et la réalité, c’est que la fiction doit être crédible

Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres

Hélène Cixous

Hélène Cixous

La vie est une chasse

Jean Anouilh

Jean Anouilh

On n’est jamais seul. On est avec soi

Virginia Woolf

Virginia Woolf

L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en société

Hélène Cixous

Hélène Cixous

Lire et vivre sont des synonymes. Lire c’est écrire, c’est le premier temps de l’écriture

Varlam Chalamov

Varlam Chalamov

Ne crains rien, ne demande rien, ne crois rien.

W. Somerset Maugham

W. Somerset Maugham

S’abandonner au bonheur c’est peut-être accepter la défaite.

Pierre Drachline

Pierre Drachline

Qui ne connaît pas l’ivresse littéraire, ignore qu’il est possible de bondir hors de soi.
Somerset Maugham

Somerset Maugham

Croire la jeunesse heureuse est l'illusion de ceux qui l'ont perdue.

Pierre Assouline

Pierre Assouline

Un chef d’oeuvre, cette rareté en tout art qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire.

William Faulkner

William Faulkner

Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.
Octavio Paz

Octavio Paz

Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.

Charlotte Brontë

Charlotte Brontë

La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant

Jean Giono

Jean Giono

Il y a des choses qui sont ininventables ou qui paraissent être ininventables, ce sont précisément celles-là qu’il faut inventer

Victor Hugo

Victor Hugo

L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
Erri De Luca

Erri De Luca

A travers les pages on voit dehors... L’enceinte des livres, petite comme le panier d’une montgolfière, ouvre sur tout.

Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Toute certitude est dans les rêves

Vaclav Havel

Vaclav Havel

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

Charles Juliet

Charles Juliet

Ecrire c’est inventer le vrai.

André Gide

André Gide

Il ne faut jamais retourner vers les lieux qui nous ont envoûtés.

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."

Annie Ernaux

Annie Ernaux

La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.

Italo Calvino

Italo Calvino

Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire.

Virginia Woolf

Virginia Woolf

J’essaie d’imaginer dans ma tête ce qui se passerait si on pouvait infuser les âmes

Jankélévitch

Jankélévitch

  On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
Henry de Montherlant

Henry de Montherlant

Il n’y a que les romanciers qui se préoccupent de bannir l’invraisemblable de leurs livres. La vie n’a pas ces scrupules.

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Il faut s’habituer à ne voir dans les gens qui nous entourent que des livres.

William Faulkner

William Faulkner

La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre

Paul Valéry

Paul Valéry

Un regard sur la mer est un regard sur le possible.

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J’ai dix ans et je donne des noms aux choses. Je baptise mon bureau Octave, le marteau de mon père, Stella et c’est une sage décision.

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