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Maison d'écrivains (le Blog)

Météo Littéraire

Il fallait surtout ne pas être paresseuse. Non, il fallait, à peine rentrée des toutes premières promenades, noter les frémissements, les sursauts, les soubresauts. Dans ce fourré, sous les feuilles et les hautes herbes, qu’était-ce ? Une musaraigne, un scarabée doré à l’odeur pugnace et un peu âcre de musc, un lucane à l’armure noire, une mésange bleue, un crapaud, renardeau, souriceau menant sa vie intime et invisible ? Il fallait tout noter, ne surtout pas oublier ces frayeurs à chaque bruit, avant que cela ne devienne trop familier, que l’attention ne se relâche. Consigner l’étonnement devant les brassées de chèvrefeuille sauvage, surgissant en arbustes odorants, jaunes, roses, en flammèches, en feux de joie au milieu des clairières entourées de murs de pierres, secs et mousseux à la fois. Le chèvrefeuille à foison, fleur de Tristan et d’Yseut aux blanches mains, fleur de l’amour indéfectible et des serments d’éternité, car une fois enroulé autour d’un tronc, il ne peut plus, dit-on, en être séparé. Il était là, ce symbole amoureux, partout parfumant les sentiers et le bureau majestueux dans le pot vert anis. Je me jurais d’être studieuse, de bien noter chaque image, chaque sensation.

Cécile Balavoine lors de sa résidence d'écriture à la maison De Pure Fiction pour son roman Une fille de passage qui paraît début mars au Mercure de France


Les Rubriques

Un livre définitivement à partager.

Une littérature en toute subjectivité

Deux livres pour une oeuvre.

Rendez-vous avec un écrivain.

Ils répondent aux questions De Pure Fiction.

Territoire littéraire.

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."

Emile Zola

Emile Zola

Vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous dirai, moi je viens vivre tout haut

Erri De Luca

Erri De Luca

A travers les pages on voit dehors... L’enceinte des livres, petite comme le panier d’une montgolfière, ouvre sur tout.

William Faulkner

William Faulkner

La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre

Hélène Cixous

Hélène Cixous

La vie est une chasse

Jankélévitch

Jankélévitch

  On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
Varlam Chalamov

Varlam Chalamov

Ne crains rien, ne demande rien, ne crois rien.

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Il faut s’habituer à ne voir dans les gens qui nous entourent que des livres.

Victor Hugo

Victor Hugo

L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
André Gide

André Gide

Il ne faut jamais retourner vers les lieux qui nous ont envoûtés.

Vaclav Havel

Vaclav Havel

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

Mark Twain

Mark Twain

La différence entre la fiction et la réalité, c’est que la fiction doit être crédible

Virginia Woolf

Virginia Woolf

L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en société

Henry James

Henry James

Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
W. Somerset Maugham

W. Somerset Maugham

S’abandonner au bonheur c’est peut-être accepter la défaite.

Paul Valéry

Paul Valéry

Celui même qui veut écrire son rêve se doit d'être infiniment éveillé.
Henry de Montherlant

Henry de Montherlant

Il n’y a que les romanciers qui se préoccupent de bannir l’invraisemblable de leurs livres. La vie n’a pas ces scrupules.

Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Toute certitude est dans les rêves

Virginia Woolf

Virginia Woolf

J’essaie d’imaginer dans ma tête ce qui se passerait si on pouvait infuser les âmes

Sénèque

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
Pierre Assouline

Pierre Assouline

Un chef d’oeuvre, cette rareté en tout art qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire.

Jean Anouilh

Jean Anouilh

On n’est jamais seul. On est avec soi

Jean Giono

Jean Giono

Il y a des choses qui sont ininventables ou qui paraissent être ininventables, ce sont précisément celles-là qu’il faut inventer

Somerset Maugham

Somerset Maugham

Croire la jeunesse heureuse est l'illusion de ceux qui l'ont perdue.

Federico Fellini

Federico Fellini

Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion

Charles Juliet

Charles Juliet

Ecrire c’est inventer le vrai.

Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres

Pierre Drachline

Pierre Drachline

Qui ne connaît pas l’ivresse littéraire, ignore qu’il est possible de bondir hors de soi.
Octavio Paz

Octavio Paz

Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.

Annie Ernaux

Annie Ernaux

La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.

George Eliot

George Eliot

Être poète, c’est avoir une âme dans laquelle le savoir se mue instantanément en sentiment, et où le sentiment renvoie des éclairs comme s’il était un nouvel organe de connaissance.

Italo Calvino

Italo Calvino

Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire.

Hélène Cixous

Hélène Cixous

Lire et vivre sont des synonymes. Lire c’est écrire, c’est le premier temps de l’écriture

William Faulkner

William Faulkner

Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.
Paul Valéry

Paul Valéry

Un regard sur la mer est un regard sur le possible.
Charlotte Brontë

Charlotte Brontë

La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant

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D’abord il faut citer Jérôme Ferrari : « si on était certain de ne jamais rencontrer aucun lecteur, il deviendrait impossible d’écrire.»
Jérôme Ferrari semble habité par la violence. La violence physique, morale, psychique. La violence sous toutes ses formes est indissociable de l’essence même de l’homme. C’est un thème central dans son oeuvre. Tout aussi présente, la recherche de nature mystique qui transcende cette violence pour y trouver une possibilité d’amour. Mais en l’absence d’un au-delà espéré et d’un amour possible, que faire de cette violence ?

Jérôme Ferrari s’interroge, il nous interroge sur le mal, sur la fascination de l’homme pour le mal, sur la fascination pour l’ennemi intérieur ou identifié et aussi sur le passé, la persistance du passé, sorte d’éternité inscrite dans le présent.

Jérôme Ferrari en deux titres

Où j’ai laissé mon âme – Editions Actes Sud
La nuit AlgérienneEditions Actes Sud

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Sans blessure apparente– Editions Robert Laffont

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