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Maison d'écrivains (le Blog)

Météo Littéraire

La beauté du Causse attrape l’attention, et l’on reste stoïque sur sa chaise à se repaître de la symphonie naturelle qui éblouit les yeux, derrière la grande baie vitrée qui nous fait carapace. Dans notre repaire du Grès, on est tout petit sous la pluie, perdu dans le brouillard, accroché au Causse comme un arapède à son rocher, et l’on se sent heureux.

Guillaume de Fonclare lors de sa résidence d'écriture à la maison De Pure Fiction pour Ce nom qu'à Dieu ils donnent qui paraît en ce début 2019 aux éditions Stock

De Pure Fiction

Les Rubriques

Un livre définitivement à partager.

Une littérature en toute subjectivité

Deux livres pour une oeuvre.

Rendez-vous avec un écrivain.

Ils répondent aux questions De Pure Fiction.

Territoire littéraire.

Erri De Luca

Erri De Luca

A travers les pages on voit dehors... L’enceinte des livres, petite comme le panier d’une montgolfière, ouvre sur tout.

William Faulkner

William Faulkner

La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre

Virginia Woolf

Virginia Woolf

L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en société

Octavio Paz

Octavio Paz

Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.

Somerset Maugham

Somerset Maugham

Croire la jeunesse heureuse est l'illusion de ceux qui l'ont perdue.

George Eliot

George Eliot

Être poète, c’est avoir une âme dans laquelle le savoir se mue instantanément en sentiment, et où le sentiment renvoie des éclairs comme s’il était un nouvel organe de connaissance.

Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres

Victor Hugo

Victor Hugo

L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
W. Somerset Maugham

W. Somerset Maugham

S’abandonner au bonheur c’est peut-être accepter la défaite.

Jean Anouilh

Jean Anouilh

On n’est jamais seul. On est avec soi

Federico Fellini

Federico Fellini

Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."

Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Toute certitude est dans les rêves

Vaclav Havel

Vaclav Havel

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce.

Henry de Montherlant

Henry de Montherlant

Il n’y a que les romanciers qui se préoccupent de bannir l’invraisemblable de leurs livres. La vie n’a pas ces scrupules.

Hélène Cixous

Hélène Cixous

La vie est une chasse

Mark Twain

Mark Twain

La différence entre la fiction et la réalité, c’est que la fiction doit être crédible

Sénèque

Sénèque

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
Italo Calvino

Italo Calvino

Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire.

Jankélévitch

Jankélévitch

  On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
Annie Ernaux

Annie Ernaux

La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.

Pierre Drachline

Pierre Drachline

Qui ne connaît pas l’ivresse littéraire, ignore qu’il est possible de bondir hors de soi.
André Gide

André Gide

Il ne faut jamais retourner vers les lieux qui nous ont envoûtés.

Paul Valéry

Paul Valéry

Celui même qui veut écrire son rêve se doit d'être infiniment éveillé.
Emile Zola

Emile Zola

Vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous dirai, moi je viens vivre tout haut

Varlam Chalamov

Varlam Chalamov

Ne crains rien, ne demande rien, ne crois rien.

Charles Juliet

Charles Juliet

Ecrire c’est inventer le vrai.

Virginia Woolf

Virginia Woolf

J’essaie d’imaginer dans ma tête ce qui se passerait si on pouvait infuser les âmes

Charlotte Brontë

Charlotte Brontë

La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant

William Faulkner

William Faulkner

Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.
Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Il faut s’habituer à ne voir dans les gens qui nous entourent que des livres.

Pierre Assouline

Pierre Assouline

Un chef d’oeuvre, cette rareté en tout art qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire.

Henry James

Henry James

Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
Paul Valéry

Paul Valéry

Un regard sur la mer est un regard sur le possible.

Articles les plus récents

Cette place presque clandestine…

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Georges Borgeaud

Le soleil sur Aubiac

Editions Zoe

« C’est sur le Causse de Limogne, justement, que se situe le hameau du Grès, partagé entre celui du haut et l’autre du bas. J’habite celui du bas, qui est au bord d’une doline… La maison du Grès a guéri chez moi une instabilité peut-être plus spirituelle que physique, la dispersion de l’esprit qui souhaite être ailleurs que là où la fatalité le fixe.

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Accepter des textes que je n’aurais jamais osé aborder sans elle…

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Sylvie Germain – Jours de colère – Editions Gallimard

Je suis devenu un inconditionnel de  Sylvie Germain en lisant Jours de colère. Le roman commençait par un exposé évoquant une alternative. Au moment où je m’inquiétais de sa longueur, un mot final : selon, terminant le paragraphe me laissa en plan, à décider tout seul de quel coté pencher. J’étais conquis.

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A la rencontre du vice, du meurtre, de l’affairisme, de la jalousie et de la débauche…

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Les Rougon Macquart – Emile Zola – Editions Folio

Je crains que dans quelques années ne reste de l’auteur des Rougon-Macquart que l’expression « C’est du Zola » comme synonyme de misérabilisme, tant il semble que l’étoile d’Emile Zola décline au détriment de Flaubert, Balzac ou Hugo.

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Il y a un an, il entrait en lice pour le Goncourt…

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D’abord il faut citer Jérôme Ferrari : « si on était certain de ne jamais rencontrer aucun lecteur, il deviendrait impossible d’écrire.»
Jérôme Ferrari semble habité par la violence. La violence physique, morale, psychique. La violence sous toutes ses formes est indissociable de l’essence même de l’homme. C’est un thème central dans son oeuvre. Tout aussi présente, la recherche de nature mystique qui transcende cette violence pour y trouver une possibilité d’amour. Mais en l’absence d’un au-delà espéré et d’un amour possible, que faire de cette violence ?

Jérôme Ferrari s’interroge, il nous interroge sur le mal, sur la fascination de l’homme pour le mal, sur la fascination pour l’ennemi intérieur ou identifié et aussi sur le passé, la persistance du passé, sorte d’éternité inscrite dans le présent.

Jérôme Ferrari en deux titres

Où j’ai laissé mon âme – Editions Actes Sud
La nuit AlgérienneEditions Actes Sud

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Aux gens qui ne connaissent que le jour…

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Jean-Paul Mari en deux titres
La nuit algérienne– Nil Editions
Sans blessure apparente– Editions Robert Laffont

Lire Jean-Paul Mari c’est vouloir mieux le connaître. J’ai d’abord lu La Nuit Algérienne. Une enfance en pleine guerre d’Algérie lui a fait vivre la mort à l’âge de l’innocence, avec un père et un grand-père assassinés alors qu’il a tout juste douze ans.

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