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Maison d'écrivains (le Blog)

A livre ouvert avec Marcus Malte

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« J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends »
L’adieu
– Guillaume Apollinaire

Je ne vais pas en faire l’analyse, je ne sais pas et je n’aime pas faire ça. Simplement dire que, à mes yeux, tout est là : la vie, l’amour, la mort, l’émotion, le temps qui passe, et même un soupçon d’espoir. Je suis touché. Ébloui. Je suis jaloux. Je m’acharne à noircir des pages et des pages pour tenter d’atteindre au même résultat. J’échangerais bien quelques-uns de mes romans contre ces quelques vers. Voilà, c’est dit.

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Le temps et la distance…

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Garden of love
Marcus Malte – Editions Zulma

«Le temps et la distance. Le vent qui chasse. Les eaux qui emportent. La vie. J’ai pensé : même les pires cauchemars s’affranchissent et cessent de nous hanter et meurent de leur belle mort.» Pas sûr, à lire Marcus Malte. Que ce soit dans Les Harmoniques ou Tamara, suite et fin, ou celui-là qui les précède Garden of love, l’auteur installe des atmosphères naturellement brutales.

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Retenir l’inflexibilité sauvage…

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Jane Eyre
Charlotte Brontë – Editions La Pléiade

C’est intimidant d’écrire sur un roman qui a été tout à un moment de sa vie, et l’a traversée pour ne plus la quitter. Un roman qui serait ce qu’Alice va chercher en tombant dans son puits, et nous dit tellement qui on est, qui on reste. Une orpheline qui a rencontré le malheur bien tôt. Une jeune femme ardente fidèle à son désir d’une joie possible. De Jane Eyre, les décennies passant, on retient l’inflexibilité presque sauvage, on retient l’amitié pour Helen Burns et l’amour pour monsieur de Rochester.

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Bienvenue en absurdie…

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Givrée
Alain Monnier – Editions Flammarion

Ce roman est à prescrire tant il est vrai que rire est salutaire. Hilarant et hautement recommandé à tous, Givrée est une histoire de frigidaires mais pas que, puisque les dits frigidaires sont la propriété de la frigide Marie. Est-ce pour se sentir moins seule que l’héroïne d’Alain Monnier se retrouve à partager son petit appartement avec pas moins de dix-sept frigidaires, non dix-neuf, disons une vingtaine car à un moment de l’histoire, pas même l’auteur n’en tient le compte.

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Ce qui s’enfuit, ce qui demeure…

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Pierrette Fleutiaux en deux titres
Des phrases courtes, ma chérie – Editions  Actes Sud
Les Amants imparfaits – Editions Gallimard

Pierrette Fleutiaux est habitée par le thème du temps. Le titre même de son Nous sommes éternels nous plonge dans la complexe relation que nous entretenons avec lui et dont souvent nous prenons conscience en pointillé.

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