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Maison d'écrivains (le Blog)

Me remettre dans la beauté de la vie…

Mis en ligne par

André Breton
Lettres à Aube
Editions Gallimard

J’avais absolument besoin de me remettre dans la beauté de la vie chaque jour, au réveil, il me semble ouvrir la fenêtre sur les Très Riches Heures, non seulement de l’Art, mais de la nature et de la Vie...

Saint-Cirq a disposé sur moi du seul enchantement celui qui fixe à tout jamais. J’ai cessé de me désirer ailleurs.

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Des désirs d’herbes folles éclairés de hauts crépis du soleil…

Mis en ligne par

Jean-Pierre Metge

Nos seuls soleils sont des lichens
Editions L’Arrière Pays

Je connaissais surtout les routes qui épousaient les paysages. Depuis peu sont éventrés les territoires de l’enfance, les virages sont laissés à l’oubli. Routes droites, routes communes, routes rapides : ne plus s’attarder au coeur de deuil des coquelicots.

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Où des racines trouvent leur chemin dans son corps…

Mis en ligne par

Yves Bonnefoy

Du mouvement et de l’immobilité de Douve
Editions Mercure de France

« L’été vieillissant te gerçait d’un plaisir monotone, nous méprisions l’ivresse imparfaite de vivre. Plutôt le le lierre, disais-tu, l’attachement du lierre aux pierres de sa nuit : présence sans issue, visage sans racine.

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J’y retrouve une enfance exemplaire…

Mis en ligne par

Françoise Sagan

Et toute ma sympathie
Editions Julliard

« Je reviens souvent dans ce pays et je l’admire. Il y a ces causses interminables qui passent, le soir, du rose au mauve, puis au bleu nuit. Il y a cette vallée si verte coupée d’un fleuve si gris, ces cyprès bordant les ruines. Je n’y retrouve pas une enfance détériorée, j’y retrouve une enfance exemplaire qui introduit dans ma vie une sorte de temps au ralenti, le même temps au ralenti que j’y passais jadis, un temps sans cassure, sans brisure et sans bruit. Demain sera un jour pareil à aujourd’hui. »

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Une passion à développement durable…

Mis en ligne par

Jean-Pierre Otte

Un camp retranché en France
Editions Julliard

«C’est de l’intérieur que l’on découvre alors le causse. Le remous des eaux souterraines a ramené en surface des amas de pierre blanches et gélives, regroupées à l’époque de l’épierrage des champs en cayroux, parets ou murets bordant les chemins et séparant les parcelles, avec ça et là des abris de bergers, gariottes ou cazelles, bâtis sous encorbellement par empilement de pierres sèches sans autre ciment que le silence qui vient aux lèvres.

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