L’intelligence comme une flamme…
Mis en ligne par Isabel le 17 08 14
Antoine Billot en deux titres
Le phénomène – Editions Gallimard
La conjecture de Syracuse – Editions Gallimard
Les textes d’Antoine Billot sont empreints de qui il est : un mathématicien littéraire, pétri d’une tension palpable entre connaissance et sensibilité. Son savoir mathématique, la masse d’informations qu’il maitrise, son inépuisable curiosité – il suffit de lire Portrait de Lorenzaccio en milicien pour comprendre la maestria avec laquelle il navigue dans l’histoire et la littérature – se heurte cependant à l’émergence de l’irrationnel dans ce qui est codé. Dans Le phénomène Antoine Billot suggère que la maîtrise de l’information n’est pas la connaissance, qu’en l’absence de sensibilité il n’y a plus d’humanité. Science dure et sensibilité douce, mais aussi empathie et intuition, voilà un auteur rare.
Autres Articles

George Eliot
Être poète, c’est avoir une âme dans laquelle le savoir se mue instantanément en sentiment, et où le sentiment renvoie des éclairs comme s’il était un nouvel organe de connaissance.
Jaume Cabré
Plus que les choses, ce qui est important c'est l'espoir que l'on projette sur elles. C'est ce qui nous rend humains."Annie Ernaux
La mémoire ne s’arrête jamais. Elle apparie les morts aux vivants, les êtres réels aux imaginaires, le rêve à l’histoire.
Virginia Woolf
L'autre côté de l'esprit nous apparaît maintenant - le côté obscur, qui se révèle dans la solitude, pas le côté clair qui se montre en sociétéClarice Lispector
Je suis entrée dans une librairie qui m’a parue être le monde où j’aimerais habiterMarcelle Delpastre
Tu feras sortir de l’ombre chaque chose elle-même, comme jadis jamais elle ne l’avait été
Jankélévitch
On peut vivre sans art, sans musique et sans philosophie mais mal.
Octavio Paz
Contre le silence et le vacarme, j'invente la Parole, liberté qui s'invente elle-même et m'invente, chaque jour.
Pierre Drachline
Qui ne connaît pas l’ivresse littéraire, ignore qu’il est possible de bondir hors de soi.
Victor Hugo
L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir.
Henry James
Isabelle avait une certaine hauteur d'imagination, qui lui rendait bien des services, et lui jouait aussi plus d'un tour. Elle passait le meilleur de son temps à rêver de beauté, de courage et magnanimité. Elle gardait l'espoir infaillible de ne jamais faillir.
William Faulkner
La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre
Paul Valéry
Un regard sur la mer est un regard sur le possible.
William Faulkner
Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé.
Emile Zola
Vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous dirai, moi je viens vivre tout haut
Jean Giono
Il y a des choses qui sont ininventables ou qui paraissent être ininventables, ce sont précisément celles-là qu’il faut inventer
Charlotte Brontë
La préférence passionnée pour le merveilleux, l’étonnant et le sauvage, l’étrange, le stupéfiant et le déchirant
Henry de Montherlant
Il n’y a que les romanciers qui se préoccupent de bannir l’invraisemblable de leurs livres. La vie n’a pas ces scrupules.
Pierre Assouline
Un chef d’oeuvre, cette rareté en tout art qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire.
Marguerite Yourcenar
Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres
Sénèque
Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons ; c’est parce que nous n’osons qu’elles sont difficiles.
Federico Fellini
Il n’est pas nécessaire que les choses qu’on montre soient authentiques. Ce qui doit être authentique, c’est l’émotion
Paul Valéry
Celui même qui veut écrire son rêve se doit d'être infiniment éveillé.
Annie Ernaux
La littérature n’est pas la vie, elle est ou devrait être l’éclaircissement de l’opacité de la vie.
Hélène Cixous
Lire et vivre sont des synonymes. Lire c’est écrire, c’est le premier temps de l’écriture
Erri De Luca
A travers les pages on voit dehors... L’enceinte des livres, petite comme le panier d’une montgolfière, ouvre sur tout.
Le Monde en culture
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