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Maison d'écrivains (le Blog)

Nager dans des eaux limpides portant un trouble…

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Erri De LucaLes poissons ne ferment pas les yeux – Editions Gallimard

Après l’avoir admirablement écrite, racontée dans Tu Mio, Erri De Luca revient dans l’île de son enfance, l’île d’un été qui incendie sa mémoire ; son île et son trésor : une fillette. Ne parvenant pas à se souvenir de son prénom, il ne lui en inventera pas tant il désire retrouver la vérité d’un passé qui demeure.

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La danseuse de Degas…

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La petite danseuse de quatorze ans
Camille Laurens – Editions Stock

Camille Laurens s’empare de la vie de la jeune fille – toute jeune fille – Marie Geneviève Van Goethem, et de celle d’Edgar Degas, pour écrire un merveilleux essai/document/récit/ de ces deux vies entremêlées. Son livre fera le bonheur de tous ceux admirant la sculpture de Degas ayant pour modèle la jeune Marie, oeuvre d’art fameuse mais dont on savait si peu jusqu’à présent.

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A livre ouvert avec Frank Magloire

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Franck Magloire est un auteur précieux et l’on attend ses livres avec une ferveur rare. Il était au printemps à la maison De Pure Fiction pour y commencer un prochain roman et y relire les épreuves de Destination son livre à paraître en septembre au éditions Le Soupirail. 

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Toute une vie à l’heure…

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Franck Magloire  – Ouvrière – Editions Point Seuil

Toute une vie à la chaîne, celle d’une usine dont le nom a pénétré toutes les cuisines. Pendant trente ans avant que l’aube ne pointe, l’héroïne de ces pages va s’y arrimer. A Moulinex, Franck Magloire oppose Ouvrière, bien plus qu’une revanche ou une victoire, c’est là un grand livre. Et le découvrant, on désire que ce texte lui aussi entre dans toutes les maisons. Un espoir autrement plus juste que ce nom donné à la zone industrielle dite de l’Espérance, où se rend la mère de l’auteur quand tous dorment encore. « Je ne veux pas fixer et transporter trop d’empreintes de l’usine sur moi ni en disperser dans toute la maison… pour moi, pour mes enfants, je veux garder une bonne image… le temps pour romancer m’est compté… il est cinq heures trente du matin et il me faut aller travailler, je dois être à l’heure. » Alors que le fils écoute sa mère, et décortique sa pensée, écrit sa pudeur et sa dignité, elle, se « rappelle les moments où nous étions deux en un, et que je passais ma main en rond sur lui. » Une femme raconte, elle se raconte, jamais elle ne se pose en juge ou en victime mais tout autant que son fils qui l’écoute et sait si bien nous la donner à entendre, combien elle nous élève. Ce livre est une rencontre,  après on se débrouille comme on peut avec notre indifférence, nos approximations, une lâcheté, et on la suit cette femme les yeux grands ouverts parce qu’avec elle, oui, les mots débordent de la page, ils débordent de son âme et ils nous entourent. On pense à Maupassant, à son « La vie n’est jamais si bonne ni si mauvaise qu’on le croit», à ce que l’existence ici a d’immense et de terrible. Immense la parole d’un fils tout entier à sa mère, terrible la violence de chaque jour toutes ces années de servitude, pour une paye, pour garder son travail, avoir un toit, quand un jour on a été cette jeune fille dans les bras de son premier amour avec  « L’impression d’une feuille de papier qui se détache suivant les pointillés… Je ne pouvais dire exactement si quelque chose commençait, ou bien se terminait. » Mais elle le dit exactement ce matin troué de nuit où elle est allée jusqu’à L’Espérance demander une place à l’usine.

Franck Magloire  – Ouvrière – Editions Point Seuil

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A livre ouvert avec Malika Wagner

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Prix Robert Walser pour Terminus Nord, Malika Wagner a depuis publié quatre autres livres. Elle était cet hiver en résidence d’écriture à la maison De Pure Fiction pour son prochain roman. 

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